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L’incident survenu samedi dernier à Orvault témoigne de la tension qui monte entre deux mondes.

 

Il était 7 h 45, samedi dernier. Jean-Patrice Nicolas organisait une chasse aux sangliers sur une propriété familiale, à Orvault. Des panneaux signalaient la battue et nous étions quatre chasseurs à remonter le chemin du Plessis-Buron, à la sortie du bourg d’Orvault vers Treillières, avec nos quatre chiens en laisse. On a entendu une voiture arriver en klaxonnant, raconte-t-il, encore sous le choc.

Des automobilistes qui n’aiment pas les chasseurs, il y en a, on le sait. Mais là, ce qui s’est passé ensuite… c’est grave !.

Jean-Patrice Nicolas et ses amis ont eu la peur de leur vie : Le conducteur de la voiture a donné un coup de volant pour nous « ramasser » de l’autre côté de la route. Il a délibérément fait un écart », insiste le chasseur. Les quatre amis se jettent alors sur le bas-côté dans un geste réflexe. La voiture frôle le groupe. Elle est passée à moins de 20 centimètres », assure Jean-Patrice Nicolas. L’un des chiens aura moins de chance. La voiture écrase une petite chienne teckel.

À la vitesse où il allait, nous n’avons pas eu le temps de noter le numéro d’immatriculation mais c’était une 307 grise. On va sûrement la retrouver sur les caméras du bourg d’Orvault, espère Jean-Patrice Nicolas.

Le propriétaire du chien tué a déposé plainte mercredi matin au commissariat d’Orvault. Les trois autres chasseurs devraient être entendus dans les prochains jours comme témoins.

Pour le directeur de la fédération des chasseurs de la Loire-Atlantique, un cap a été franchi » avec cette nouvelle péripétie survenue à Orvault. « C’est un incident bien plus sérieux que tout ce que l’on a vécu jusque-là, estime Denis Dabo.

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