Pour la mise en place du PMA, Bécassiers de France a privilégié une approche locale et souple des conditions d’application.  La France est diverse d’une région à l’autre, d’un département à l’autre.
La migration bécassière, les différents climats, les conditions de chasse imposent, à nos yeux une telle souplesse.

Certes, Bécassiers de France est favorable à un PMA annuel national de 30 oiseaux, c’est une mesure égalitaire qui permet de mettre au même rang les chasseurs évoluant dans des régions très favorisées sur le plan bécassier (migration importante, climat clément permettant une saison pleine, etc..) et ceux qui chassent dans des secteurs plus difficiles (oiseaux plus rares, terrains difficiles, saison écourtée par la neige…).
Bécassiers de France souhaite également que les chasseurs, dont la responsabilité et le sérieux en matière de gestion cynégétique sont reconnus, gardent la maîtrise de ce quota et que le PMA soit défini annuellement par la FNC sur la base des informations fournies par les études ONCFS (baguages, mission en Russie, IAN, ICA). Les chasseurs financent ces recherches, utilisons les résultats.

Mais selon nous, dans le cadre général du PMA annuel, des PMA particuliers (hebdomadaire et/ou journaliers) doivent être déclinés localement, à l’échelle du département ou de la région et laissés à l’appréciation des Fédérations Régionales ou Départementales des Chasseurs.
Ceci garantit aux bécassiers une réglementation conforme aux conditions locales de chasse. A Bécassiers de France, nous tenons particulièrement à cette approche locale de la chasse, c’est la base même de notre raison d’être, puisque BdF est une fédération d’associations départementales qui garantissent notre ancrage local.

Bécassiers de France a toujours défendu cette position lors des “Tables Rondes” auxquelles nous avons participé. Nous nous sommes souvent heurté aux positions rigides d’organismes, d’associations, ou de régions qui souhaitent à tous les niveaux du PMA, une réglementation nationale rigide et uniforme.

Nous considérons que le PMA, tel que nous le défendons, n’est pas seulement un dispositif de contrôle, mais aussi un outil de gestion capable de nous garantir la pérennité  de notre chasse.

La souplesse de notre solution permet une gestion des prélèvements (quota annuel fixé sur tout le territoire), elle ne pénalise pas le chasseur de telle ou telle région (c’est sa FDC qui gère la réglementation de détail) elle ne pénalise ni le chasseur spécialiste ni le chasseur généraliste, elle prévient des prélèvements excessifs lors de concentrations ponctuelles d’oiseaux, elle facilite les déplacements du chasseur d’un département à l’autre (un PMA annuel applicable à tous, un PMA particulier à respecter quotidiennement sur le lieu de chasse). Enfin, par le biais de leur FDC les chasseurs restent maîtres de leur réglementation. Le PMA tel que nous le concevons rend inutile certaines mesures pénalisantes pour le chasseur telles que les limitations des jours de chasse ou la mises en place de fermetures anticipées, toutes ces mesures auxquelles Bécassiers de France est farouchement opposée.

Pour que la chasse à la bécasse perdure, qu’elle reste un plaisir, dans un espace de liberté, mais dans le respect de l’oiseau, Bécassiers de France défend :
· Un PMA annuel national
· Avec éventuellement un PMA particulier (hebdomadaire et/ou journalier) départemental ou régional
Un dispositif de marquage simple, commode et efficace

3 réponses pour “BDF défend un PMA National avec une approche locale .”

  • Tout ceci est bien joli,mais bon nombres de chasseurs sont sensible à ce sujet et se mettent déjà des “quotas personnel”mais qu’en est-il des contrôles sur des braconniers connus de tous (bien souvent)et dès viandards qui tirent encore à la passée ?
    Malgré des appels pour faire venir des gardes,RIEN NE SE PASDE ET PERSONNE NE VIENT !
    alors il est bien joli de faire des textes pour sensibiliser les chasseurs (qui le sont déjà)mais des SANCTIONS TRÈS DISSUASIVES SERAIENT LE BIENVENUE !

  • encore du vent de la part de BDF ,car les régions qui s’en sont donné la peine ont déjà un PMA qui est organisé selon leurs convenance … quand à ne plus interdire certains jours en semaine ou fermer en vague de froid (ce que demande BDF) …. j’en pleure d’avance pour le résultat final en terme de capture ,de stresse des oiseaux et de mort induites par trop de dérangement quand elles ne peuvent plus manger !!!!

    • Je ne sais pas si BDF brasse du vent mais elle a participé grandement à la mise en place de l’arrêté sur le PMA national bécasse du 31 mai 2011.
      Lors des négociations en 2011, nous avons défendu et obtenu un PMA annuel national avec carnet de prélèvement unique par chasseur et possibilité à chaque département de fixer d’autres mesures en fonction de son climat ou des conditions de chasse qui lui sont propres.
      Nous avons été contre l’uniformité de dispositions prises au niveau national.
      Les départements qui se sont donnés la peine, comme vous dites, d’instaurer d’autres restrictions sont les départements bretons qui bénéficient d’une fréquentation bécassière bien au dessus de la moyenne nationale et qui ont pris, avec raison, des mesures spéciales qui n’ont pas être appliquées à toute la France.

      Quant aux jours de fermeture de la chasse, nous avons été contre une généralisation de cette disposition car cela provoque une concentration des chasseurs sur les territoires les jours d’ouverture.
      De plus, la capacité d’adaptation de la bécasse lui permet de faire face à des pressions de chasse assez importantes et d’éviter les pièges des bécassiers.
      Pour le fermeture de la chasse dans les périodes de froid intense, c’est une mesure, approuvée par tous, que BDF a toujours défendu car il s’agit d’une décision vraiment légitime qui évite les abus de tous les viandards, pseudos chasseurs.

      Je crois qu’il est facile de critiquer quand on ne participe pas à la prise de décisions que l’on veut le plus adaptées possible à l’ensemble des chasseurs et non réservées uniquement à une « élite bécassière » qui prône un discours basé sur « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais »

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