Un article de Jean-Marc Vidalenche Facebook le 08/07/2020

Libre à chacun ” sa sienne ” même si on ne sait pas de quoi on parle , même si ça pue, le mensonge, l’ignorance et la bêtise. Du moment que cela peut influencer, justement les opinions. Un site dédié, une pétition perdue au milieu de 3500 autres sur le même thème, 65000 signatures venues d’un peu partout sur un sujet propre à un village, dont la plupart ignorent l’existence, avec quel pourcentage d’anti tout et n’importe quoi ? De la constance dans l’idée, ou du bourrage de crânes.

N’étant pas résident et contribuable ST Marcellois, je laisse le débat sur l’utilisation de l’argent communal pour quelques heures de travaux de débroussaillement aux intéressés. Ce n’est pas l’essentiel du sujet.

Le plus important est que ces mauvaises volontés ne découragent pas les bonnes des chasseurs ST Marcellois depuis plusieurs générations. En effet, sans les efforts d’aménagements pour la survie de l’espèce, de ces quarante dernières années des chasseurs communaux, le lapin de garenne aurait tout bonnement disparu des campagnes et bois communaux. Exterminé en premier lieu par les maladies ( Myxomatose et VHD ), et en second lieu par les constructions anarchiques disséminées sur tout le territoire communal. Il faut bien se loger et le plus confortablement possible, mais il est paradoxal de constater que certains de ceux qui sont directement à l’origine de la destruction complète de l’habitat du lapin, à ST Marcel comme ailleurs se précipitent du bout du doigt sur le clavier, pour entraver un peu plus la bonne santé de Jeannot Lapin. Urbanisation et prolifération de prédateurs sauvages et domestiques ont exterminé le garenne de quartiers entiers, alors que la chasse n’y est plus pratiquée. A contrario les travaux réalisés et financés par l’ACCA et d’autres partenariats liés à la réintroduction de l’aigle de Bonelli, ont permis de reconstituer dans la difficulté quelques maigres populations de lapins au cœur des bois communaux.
J’en profite aussi pour tordre le cou à l’affirmation de cette pétition concernant la vitalité des espèces perdrix rouges et lièvres sur la commune. ST Marcel est aussi un des rares endroits, où les populations de perdrix rouges sauvages se maintiennent, en partie grâce à une pression de chasse très réduite dans sa durée et le respect des consignes de prélèvements par l’ultra majorité des chasseurs et les efforts entrepris pour réaliser des points d’eaux et autres aménagements.
Quand à l’espèce Lièvre, elle ne s’est jamais aussi bien portée depuis 50 ans à ST Marcel. Dans nos bois où bon nombre de sujets périssent “de leur belle mort” comme en campagne, où la mortalité est plus importante, du fait des mêmes conséquences liées aussi aux constructions, mais plus encore aux accidents dus à la circulation routière qui provoque chaque année à elle seule, plus de mortalité prématurée chez le Lièvre que tous les chasseurs communaux réunis.

Merci à André, Yves, Maurice, à ceux qui les ont aidés, à ceux qui leur succèdent par les efforts ininterrompus de trois générations de chasseurs, réellement soucieux de la biodiversité, de la protection et du maintien des espèces naturelles dans nos campagnes.
Longue vie à Jeannot Lapin.

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