En préambule

Dans les années 90, le territoire composant aujourd’hui la réserve naturelle aurait pu devenir une zone de chasse privée et clôturée. Devant ce risque, des chasseurs locaux, conscients des intérêts naturalistes du site ont contacté la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage (FPHFS). Cette dernière a acquis les parcelles de plus de 45 propriétaires, assurant ainsi une protection foncière des sites. Cette fondation, financée grâce aux permis de chasser vendus sur tout le territoire français et à des donations, est aussi, par exemple, propriétaire de 650 hectares du lac de Grand-lieu : c’est un acteur important de la protection de l’environnement en France.

La gestion des propriétés de la Fondation est habituellement assurée par la Fédération départementale des chasseurs. Cas unique en Côtes d’Armor, c’est une association loi 1901 qui fut créée pour assurer la gestion des acquisitions glomeloises. En effet, sous l’impulsion de Paul Le Garzic, ancien président de la Fédération des chasseurs des Côtes d’Armor, différents acteurs locaux (chasseurs, professeurs, agriculteurs et naturalistes) ont créé l’Association de Mise en Valeur des sites naturels de Glomel (AMV).

L’association de mise en valeur des sites naturels de Glomel (AMV) assure la gestion de la réserve naturelle régionale des landes et marais de Glomel et œuvre pour la préservation du patrimoine naturel en centre Bretagne en participant à la mise en œuvre des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), la gestion patrimoniale du canal de Nantes à Brest avec le Conseil départemental ainsi qu’à l’animation du site Natura 2000 FR5300003 “complexe de l’est des montagnes noires” dont la structure opératrice est la communauté de communes du Kreiz Breizh.

L’AMV a pour emblème le Damier de la Succise, papillon protégé que l’on trouve sur les sites de Lan Bern et de Magoar Penvern.

Ci après le site

Glomel. Les oiseaux se portent mieux dans les réserves

un article de Ouest France

Pour la cinquième année consécutive, la réserve naturelle régionale des landes et marais participe au programme national Stoc (suivi temporel des oiseaux communs), dans le but de suivre l’évolution des populations d’oiseaux.

« Nous sommes conscients de leur disparition massive à l’échelle du globe », observe Sophie Morcet, membre de la Fédération des chasseurs. D’ailleurs, une étude publiée en septembre 2019 par Réserves naturelles de France, qui s’appuie sur les données collectées par Stoc, démontre que la protection et la gestion des milieux naturels ont un effet positif sur les tendances d’évolution des effectifs d’oiseaux communs.

Du levé du jour jusqu’à midi, des filets permettent de capturer des oiseaux parfois difficiles à observer ou à entendre. Sur le site de Lan Bern, six filets sont installés dans l’enclos estival et six autres dans un milieu non géré, autour de cette parcelle.

« Avant d’être relâchés, tous les oiseaux capturés sont mesurés, pesés et identifiés grâce à une bague métallique numérotée », rapporte André Charlot, bagueur bénévole, qui intervient trois fois par an à Lan Bern.

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