Un article Chassons.com

le 18 mars 2021

« Autant l’avouer, j’avais la certitude que les chiens de meute étaient victimes d’une odieuse maltraitance, j’en ai désormais seulement la conviction. » Voici les premiers mots totalement diffamatoires tenus il y a quelques jours par le Président de la Ligue des Protection des Oiseaux au sein d’une tribune publiée sur Charlie Hebdo. La société de vènerie a évidemment souhaité répondre afin de remettre les choses à leur place.

Monsieur,
En tant que président de la Ligue de Protection des Oiseaux, vous admettrez certainement qu’il n’est pas incompatible d’aimer les animaux et de pratiquer la chasse. La LPO a toujours fait preuve d’ouverture dans ce domaine. Elle a été fondée par Louis Magaud d’Aubusson, chasseur passionné de gibier d’eau et de fauconnerie, et Albert Chappellier. En 1932, lors du 20ème anniversaire de la LPO, elle était présidée par Justinien Clary, également président du Saint-Hubert Club de France. Le président d’honneur actuel, Antoine Reille, a lui aussi été un veneur passionné et assidu. Aussi peut-on s’étonner de vos attaques sur nos chiens de chasse à courre dans votre récente chronique de Charlie hebdo.

Afin que vous puissiez de vous-même constater l’attention et le soin que nos 390 équipages portent à leurs meutes, je vous invite à venir visiter un de nos chenils dans la région que vous souhaiterez. Sachez que nos installations répondent à la réglementation rigoureuse des ICPE (Installations Classées Protection de l’Environnement). La Société de Vènerie finance tous les ans un programme de formation pour que des veneurs en charge de leur meute obtiennent le Certificat de Capacité Canine, diplôme délivré par le ministère de l’Agriculture. Nous réalisons régulièrement des inspections de chenil pour tirer vers le haut nos compétences et nos pratiques dans ce domaine. En 2020, nous avons aussi édité un Guide du Chien de Vènerie, abondamment distribué auprès de nos adhérents, qui recense toutes les bonnes pratiques.

Il aurait été plus honnête de rédiger une telle chronique sur la base de sources objectives et d’éviter de vous approprier les propos diffamatoires de la fondation Brigitte Bardot et du collectif AVA (groupuscule de quelques activistes sabotant des chasses à courre dans la plus parfaite illégalité). Que vous n’aimiez pas la chasse et notamment la chasse à courre, nous pouvons l’entendre car, contrairement à d’autres, nous respectons ceux qui ne pensent pas comme nous, et pensons même qu’une société s’enrichit de débats et d’opinions contraires. Mais nous accuser d’être irresponsables et de maltraiter nos chiens, alors qu’ils sont la raison d’être de la vènerie et notre préoccupation de chaque instant, nous ne pouvons l’admettre !

Évoquer votre conviction d’une « odieuse maltraitance », tout en admettant « le manque de cas avérés permettant de conclure », constitue une évidente malhonnêteté intellectuelle. Affirmer que « Les chiens ne sont pas tatoués par négligence ou par stratégie afin d’éviter la traçabilité » est diffamant ! Tous nos chiens sont tatoués et ont des cartes d’identité. Le vétérinaire comportementaliste auquel vous faites référence prétend que notre but est de « fabriquer une arme cynégétique, rien d’autre » ; il semble méconnaître l’instinct naturel de la cinquantaine de races de chiens courants qui sont la fierté des chasseurs de France. Ils appartiennent en effet à l’histoire et au patrimoine de notre pays, ils répondent aux spécificités de nos terroirs. Voilà pourquoi ils portent le nom de Bruno du Jura, Basset fauve de Bretagne, Griffons Nivernais ou Vendéens, Bleus de Gascogne, etc. S’il y a bien une chose que nous ne fabriquons pas, c’est l’instinct de nos chiens de chasse !

Notre art consiste plutôt à le canaliser, tant ce dernier est inscrit au plus profond de la génétique de ces chiens. Affirmer que la « responsabilité des chiens de meute n’est pas avérée » dans l’affaire du décès d’Elisa Pilarski, est une formulation qui ne peut avoir pour but que de tromper votre lectorat. Les chiens de meute ont été entièrement disculpés par les experts qui ont enquêté sur cette affaire. C’est bien Curtis, le pitbull du compagnon d’Elisa Pilarski, importé illégalement et formé à des exercices prohibés, qui est l’auteur de ce drame. Le vétérinaire partisan que vous interrogez évoque « une vie captive, encagée ». Rappelons que les chiens de chasse parcourent des dizaines de kilomètres chaque semaine, en forêt et en plaine, tant durant la saison de chasse qu’au cours des six mois d’intersaison ; leurs cousins d’appartement ne peuvent pas toujours en dire autant. Vous évoquez en outre une vie sans « sociabilisation avec l’Homme ». La bonne tenue d’un chenil est une exigence humaine de chaque instant. Nos chiens adorent ceux qui les soignent et réciproquement. Acceptez, Monsieur Bougrain-Dubourg, mon invitation ; vous pourrez juger par vous-même de l’attention et de l’affection qui nous portons à nos chiens.

Bien à vous en Saint Hubert,

Pierre de Roüalle
Président de la Société de Vènerie

Un commentaire sur “Chiens de chasse à courre: la société de vènerie répond à Allain Bougrain-Dubourg”

  • Monsieur j ai apprécié votre réponse a sur les chiens de meute. Mais je ne pense pas que se soit la meilleure facon de traiter ces pauvres dégénérés. Je ne pense pas non plus que ces gens là méritent d etre récompensés
    par la visite d un de nos chenil. Leur torchons n a qu un seul but c est afficher leur présence dans les médias pour justifier de leurs indemnités payées avec les impots des francais. Je pense que la meilleure des reponses c est de les ignorer. Pour les médias qui publient ces torchons en connaissance pour vendre quelques numéros de plus la seule réponse c est le boycott. Pour ma part qui etait lecteur j applique et ilS ont donc perdu un lecteur.

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