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l’essentiel À l’appel de l’Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages), environ 80 personnes ont manifesté ce samedi matin devant la préfecture de Foix, en réaction à la mort d’un ours, tué par balles voici une dizaine de jours en haute montagne, près de la station de Guzet.

L’affrontement redouté entre les adversaires de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées et les partisans du plantigrade n’aura pas eu lieu. Au son des tambours, sous un soleil radieux et dans le calme, environ quatre-vingts manifestants de tous horizons ont manifesté ce samedi matin devant la préfecture de l’Ariège, tandis que deux cordons de policiers barraient la circulation. Parmi ces manifestants, des Ariégeois anonymes ; Mais également, des militants du Parti animaliste, et de nombreuses associations de défense de la cause animale. Moins nombreux qu’attendus, sans doute : l’interdiction de la manifestation, puis la décision du tribunal administratif, qui l’a finalement autorisée vendredi soir, tardivement, y sont pour beaucoup.

“Je le répète, on ne veut pas d’affrontement, ni désigner quelqu’un comme coupable, a rappelé Alain Marek, délégué de l’Aspas en Ariège et Haute-Garonne, à l’origine de la manifestation. Nous ne sommes pas la police. Le coupable, il faut le trouver. Il faut qu’il soit condamné. Mais c’est surtout ces politiques, qui sont derrière, et qui toute l’année, enveniment la haine contre l’ours”. Et de citer les propos récents de Christine Téqui, présidente du conseil départemental, au sujet de la prime offerte à quiconque pourra aider les enquêteurs, ou de Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture, qui propose de “mettre tous les ours dans un avion pour les ramener en Slovène : “Qu’est-ce que ça veut dire ? Il faut qu’on discute pour trouver des solutions”, s’indigne Alain Marek.

Une jeune Ariégeoise, passionnée de randonnées, explique, très émue, avoir “honte de son département” : “Bon nombre d’Ariégeois sont pour la réintroduction des ours. Et pour la cohabitation, parce qu’elle est possible, ajoute-t-elle. Il y a aussi des éleveurs et des bergers qui mettent en place toutes les mesures de protection de leurs troupeaux qui sont largement subventionnées et encouragées par l’État, et c’est important. […] Il faut faire un travail de fond auprès des éleveurs et des bergers qui ont la pression. […] On n’est pas tout seuls, contrairement à ce qu’une minorité veut nous faire croire”.

Une autre jeune Ariégeoise parlera, pour sa part, “d’une mafia des chasseurs et des éleveurs” qui les empêcheraient de s’exprimer.

Mais à certains moments, au cours de cette manifestation, l’ours a eu bon dos. Il a pris sur ses larges épaules de très nombreuses causes, parfois inattendues. On a entendu ce matin, devant la préfecture, des slogans antispécistes, anti-chasse, ou encore anticapitaliste. Des slogans hostiles, également, à la FNSEA. Ou encore hostile au président de la Chambre d’agriculture, Philippe Lacube. Voire au président Macron. “Nous militons chacun de notre côté, habituellement. C’est bien qu’on puisse se retrouver comme ça, sur des objectifs communs”, souligne un défenseur de la cause animale. À la fin de la manifestation, les militants se sont allongés sur la chaussée, avant d’observer une minute de silence.

Un commentaire sur “Lé Dépéche.fr: Manif’ blanche pour l’ours brun”

  • Très symptomatique des anti chasse beaucoup d’amalgames. Un ours prend une balle ce qui comme nous l’avons déjà dis une très mauvaise réaction à certainement une vrais exaspération. Mais qu’on le sache la chasse est fermée. En aucun cas on se doit d’accepter d’entendre cela . Peut être que nos instances de chasses pourraient attaquer les organisateurs de la manifestation pour diffamation et calomnie. ….

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