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Un article france info avec AFP France Télévisions

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Après la suspension de cette pratique, des chasseurs ont défilé dans les rues de Prades pour faire part de leur mécontentement.

Plusieurs centaines de chasseurs ont pris part, samedi 12 septembre, à une manifestation à Prades (Pyrénées-Orientales), la ville du Premier ministre, Jean Castex. Ils entendaient notamment dénoncer l’interdiction de la chasse à la glu et défendre leur vision de la ruralité. Répondant à l’appel de plusieurs associations, les manifestants ont symboliquement choisi de se réunir dans la ville dont Jean Castex était maire jusqu’à son arrivée à Matignon.

“Jean Castex n’a pas tenu sa parole, tout comme le président de la République”, déplore Eric Camoin, le président de l’Association de défense des chasses traditionnelles à la grive. “Nous avions conclu un accord avec Castex début août pour maintenir le quota de 22 000 oiseaux à attraper par les glueurs”, explique-t-il précisant que cette chasse traditionnelle se déroule du 1er octobre au 15 décembre. Sur son site, le Mouvement de la ruralité d’Eddie Puyjalon “fustige une décision politicienne d’Emmanuel Macron et du gouvernement de Jean Castex”.

“Ne tirez pas sur la chasse”

Aux côtés des représentants des associations, on pouvait noter la présence remarquée de l’influenceuse Johanna Clermont, forte de 126 000 abonnés sur Instagram, et nouvelle égérie de la Fédération nationale des chasseurs dans une campagne de publicité qui s’affiche actuellement dans le métro parisien. “Je suis là à titre personnel. Il y a beaucoup d’incompréhension par rapport au monde de la chasse, il faut aller au-delà des préjugés”, lance la jeune femme de 23 ans.

Sur des pancartes, on pouvait également lire “Ne tirez pas sur la chasse”, “La chasse ni un sport, ni un loisir, c’est un mode de vie, une liberté de conscience”. Emmanuel Macron a décidé fin aout de suspendre pour cette saison la chasse à la glu que dénoncent écologistes et défenseurs des oiseaux. Avec ce geste, il répond également aux injonctions de la Commission européenne qui, début juillet, a donné trois mois à la France pour mettre fin à cette méthode de chasse non sélective, interdite par une directive de 2009 sauf dérogation.

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